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Tristan Péloqin

Lundi 4 Août 2008, 11h25

Parti manger des fish and chips

Puisqu’il est impossible d’avoir deux jours consécutifs de beau temps au Québec, pas question de prendre mes vacances ici. Je fous le camp, destination Londres et Barcelone.

Je vous laisse avec le blé d’inde. Moi, je vais manger des fish and chips et des tapas (avec un peu de Guinness et de Alhambra et de vin).
De retour le 25. D’ici-là, je vous propose de vous divertir en jouant à ce jeu ressorti des boules à mites…

PLAY Simon Says


Diggy Games

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Jeudi 31 Juillet 2008, 22h23

Scrabulous devient Wordscaper. Dans ta face, Hasbro !

À chacun son tour de jouer ! À peine deux jours après que Hasbro ait gagné son combat légal contre Scrabulous, un clone de Scrabble auquel jouaient 450 000 personnes sur Facebook, les frères Jayant et Rajat Agarwalla ont répliqué.

Les deux programmeurs de Calcutta ont lancé hier sur Facebook Wordscraper, un autre clone de Scrabble, mais dont la formule a été légèrement, très légèrement remaniée. Pour éviter les poursuites légales de Hasbro, qui détient les droits sur le Scrabble en Amérique du nord, les frères Agarwalla ont transformé les lettre carrées en lettres rondes (ouh, méchante différence), et ont modifié la grille de pointage du jeu. Ils ont aussi eu l’excellente idée de ne pas renvoyer les joueurs vers la définition de Scrabble sur Wikipédia pour leur expliquer les règles du jeu.

Mais ça reste essentiellement un jeu de Scrabble, d’autant que les règles peuvent êtres complètement modifiées par les utilisateurs pour que Wordscraper soit identique au vrai Scrabble.

Hasbro a dit à l’AFP qu’elle prendra “les mesures appropriées” pour faire respecter ses droits.

Pendant ce temps, les hackers frustrés de la disparition de Scrabulous s’amusent à faire planter la version légale de Scrabble sur Facebook, développée par Electronic Arts. C’est quand même hallucinant. La guerre nucléaire pour défendre le droit à jouer à une imitation poche d’un jeu de table. Franchement, j’adore la culture baveuse des hackers, mais là, c’est n’importe quoi.

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Mercredi 30 Juillet 2008, 17h30

Avril Lavigne tirerait 2 millions en royautés de YouTube

À l’heure où les chanteurs et les musiciens n’arrivent plus à vendre leurs disques (la faute aux pirates), YouTube serait-il en train de devenir le nouvel Eldorado ?

C’est la question qu’on peut se poser en lisant les déclarations qu’a faites Terry McBride, patron de Nettwerk Music Group, l’agence qui représente Avril Lavigne, lors d’une rencontre de l’industrie à Londres. McBride y a affirmé que Mme Lavigne tirera 2 millions royautés de YouTube pour son clip Girlfriend tous ses clips, dont Girlfridend. Sur le “channel” de RCA records, le vidéo a été vu près de 100 millions de fois, ce qui en fait le clip le plus populaire de l’histoire de YouTube.

Dans cet article de Sillicon Alley Insider, McBride explique que YouTube paie entre 0,005$ et 0,008$ par visionnement. Comment est redistribué l’argent ? Qui reçoit la part du lion ? Les clips non officiels seront-ils comptabilisés ? Ce n’est pas clair, pas plus que la date à laquelle les royautés seront versées.

Bref, il y a beaucoup d’incertitude dans ce modèle d’affaires. Mais aux yeux de McBride, il est temps que l’industrie du disque cesse de voir YouTube comme un simple outil de promotion, et commence à voir le site comme une source de revenus…

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Lundi 28 Juillet 2008, 14h24

Les Mac clonés naissent; Apple leur fait la guerre

Computerworld parle ici et ici de deux compagnies américaines qui ont commencé à vendre des clones de Mac.

La première Psystar Corp., qui vendait des PC avec OS X Leopard pré-installé , s’est vite retrouvée avec une poursuite sur le dos. Apple considère qu’il s’agit d’une violation de ses copyrights et de compétition illégale. La Sainte-Pomme a demandé une injonction pour que ses systèmes soient retirés du marché.

En réaction, une autre entreprise - Open Tech inc., dont l’adresse des bureaux est gardée secrète et dont le site est hébergé à Tokelau, un paradis fiscal de Polynésie - planifie vendre ses clones de Mac sans système d’exploitation. C’est à l’utilisateur d’acheter sa copie d’OS X et à l’installer. La machine, elle, serait totalement compatible.

Mais encore là, ces clones, qui coûteraient entre 620 et 1200$ (des pinottes, par rapport au prix des vrais Mac à peu près équivalents) seraient illégaux. Car voyez-vous, la licence d’utilisation unique d’Apple est extrêmement restrictive: “Vous acceptez de ne pas installer, utiliser ou exécuter le logiciel Apple sur un ordinateur n’étant pas de marque Apple et ne pas autoriser d’autres personnes à le faire”, lit-on à l’article 2 du contrat légal. Interdit de faire rouler OS X sur quoi que ce soit d’autre qu’un vrai Mac.

Cité par Computerworld, un des patrons d’Open Tech affirme que son entreprise est prête à se battre devant les tribunaux sur ce point. Les restrictions imposées par Apple “entrent en conflit” avec le droit ultime des usagers d’installer des logiciels sur les machines de leur choix, prétend le monsieur, dont le vrai nom n’est pas révélé.

Je ne sais pas ce qu’en dirait un juge. Mais si Apple devait perdre cette bataille, ce serait un dur coup pour l’entreprise. j’ai hâte de voir comment les choses vont se dérouler.

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Mercredi 23 Juillet 2008, 22h40

Linux encore plus sexy qu’Apple

Le collègue Nelson Dumais vous a souvent parlé d‘Ubuntu, ce système d’exploitation entièrement gratuit construit autour du noyau Linux, et qui devient de plus en plus populaire.

Il y a trois semaines, j’ai fait le grand saut. Adieux Windows Vista! Mon laptop Sony, roulant maintenant uniquement sous Ubuntu Hardy Herron, ne s’en porte que mieux. Il roule considérablement plus vite et il est plus stable. Fini les antivirus et les logiciels anti-espion qu’il faut continuellement mettre à jour. Et surtout, j’ai libéré, en me débarrassant de Vista, 35 giga-octets sur mon petit disque dur de 80.

Tout fonctionne à merveille. Je regarde des films, écoute des MP3, édite des photos, utilise Skype à profusion et écris des textes pour La Presse (avec OpenOffice) sans le moindre pépin. L’interface est au surplus limpide, extrêmement configurable et époustouflante. Pour vous donner une petite idée de quoi ça peut avoir l’air, jetez un coup d’oeil à ce clip (je vous jure, même avec une machine “vieille” d’un an et demi, j’arrive au même résultat).

Bref, je n’ai à peu près pas de critique négative à faire. Avec une bonne stratégie de marketing, Ubuntu pourrait faire un malheur.

Pas facile, cependant, de faire avaler la pilule Linux à des non-geeks. Juste le nom “Linux” fait peur: il est synonyme de complexité et d’austérité.

Mark Shuttleworth, le multimillionnaire qui finance le développement d’Ubuntu et qui rêve de voir son bébé déclasser un jour Windows, vient cependant d’avoir immense un éclair de lucidité. Dans un discours qu’il a prononcé à la O’Reilly Open Source Convention, il lancé ce défi au développeurs Linux: rendez le système encore plus sexy que celui d’Apple. “La grande tâche qui nous attend pour les deux prochaines années, c’est de faire passer Linux d’un système stable et robuste - mais pas trop joli - à quelque chose qui se rapproche d’une oeuvre d’art. Nous devons faire quelque chose encore plus époustouflant qu’Apple”, a-t-il dit.

“Dans l’univers des logiciels libres, il y a un urgent besoin pour des logiciels beaux et élégants. Nous devons investir pour faire des systèmes d’exploitation plus beaux”, a-t-il ajouté.

Enfin, quelqu’un dans l’univers Linux ose dire la vérité. Pour qu’un système se vende, il faut du “eye-candy”. L’expérience doit être trippante pour l’utilisateur. Ce concept, Ubuntu l’a très bien intégré. Maintenant, il faut que ça s’applique à tout le reste. Le logiciels “open source” fournis avec les systèmes Linux - OpenOffice, The Gimp, F-Spot et le videoplayer - ont beau être gratuits et performants, ils doivent AUSSI être flamboyants.

Espérons seulement que les programmeurs qui bidouillent le tout dans leurs sous-sol entendront l’appel. Malheureusement, dans un monde où la culture de l’image n’a jamais été très très forte, j’ai bien peur que plusieurs préfèrent faire la sourde oreille.

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Dimanche 20 Juillet 2008, 13h34

Sexe, espionnage et BlackBerry

On dirait une intrigue d’un roman de Tom Clancy. Le Times de Londres, citant une source anonyme, rapporte qu’un conseiller du premier ministre britannique Gordon Brown s’est fait voler son BlackBerry par une présumée espionne chinoise qu’il a ramenée dans sa chambre d’hôtel après une soirée dans un bar.

Les événements remontent à janvier, lors d’un voyage officiel à Shangai. Le conseiller, dont le nom n’est pas révélé par le Times, aurait accepté de retourner à son hôtel avec une Chinoise qui l’a approché dans une discothèque. Le lendemain, il a contacté la “Branche spéciale de protection” du gouvernement pour dire que l’appareil avait disparu. “Un officiel sénior a affirmé hier que l’incident a toutes les caractéristiques d’un piège (honeytrap, dans l’article) tendu par les services secrets chinois”, écrit le Times (Cou-donc, y’ont jamais regardé de James Bond, ces Britiches ?!)

Le Bureau du premier ministre a reconnu que le BlackBerry du conseiller a été perdu, mais dément la version du Times selon laquelle une espionne serait mêlée à l’histoire.

L’appareil ne contenaient pas de documents top-secrets.

Cette histoire abracadabrante soulève des questions cruciales de sécurité entourant l’usage BlackBerry par nos gouvernements. En France, le bidule est interdit dans les hautes sphères politiques, parce qu’il pose des “problèmes de sécurisation des données”.

Au Canada, le Centre de la sécurité des télécommunications juge aussi que le BlackBerry pose un risque parce qu’il “n’assure pas une sécurité de bout en bout pour l’envoi d’un message entre deux utilisateurs qui sont dans le même ministère ou dans deux ministères différents”. Et pourtant, tout le monde s’en sert à Ottawa. Comme dit mon collègue Vincent Marissal, sur la colline parlementaire, c’est même dangereux de se promener tant la classe politique en est dépendante: on risque à tout moment d’entrer en collision avec quelqu’un qui lit ou écrit ses courriels en marchant.

Remarquez, quand on est dans les hautes sphères politiques, se faire voler son BlackBerry n’est peut-être pas si terrible. Entre ça et un ministre qui “oublie” des documents top-secrets chez sa blonde proche des Hells…

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Jeudi 17 Juillet 2008, 23h53

Quel “weirdo”, ce Steve Wozniak

Quiconque vénère la Sainte Pomme sait qui est Steve Wozniak. C’est l’ingénieur qui, en avril 1976, a fondé Apple avec Steve Jobs. C’est à lui qu’on crédite l’invention du Apple I et Apple II.

Au début des années 80, plein aux As, il a arrêté de travailler pour Apple. Fini le boulot pour The Woz.

Depuis, ce mythe vivant de la Sillicon Valley multiplie les hobbies ridicules. Il fait notamment partie d’une équipe de polo en Segway, les Silicon Valley Aftershocks. Il collectionne aussi les numéros de téléphones composés de suites de chiffres qui se répètent (il possède notamment le 1-888-888-8888, juste pour le fun). La semaine dernière, quand le iPhone 3G a été lancé, il a été vu en train de faire la file devant un Apple Store, et même en train de dépasser des gens. Tout ça même s’il est actionnaire d’Apple, qu’il reçoit toujours un chèque de paye symbolique de l’entreprise, et que Steve Jobs reste un de ses bons amis.

Le gars est weird. Et c’est pour ça que tout le monde le vénère.

Et là, aujourd’hui, sur MacRumors.com, c’est l’apothéose. “The Woz” a été apperçu à The Price is Right, tout souriant, dans la section VIP.

M.multimillionaire qui n’a rien de mieux à faire de ses après-midi californiens que d’essayer de deviner le prix d’une bouteille de Palmolive. C’est tout simplement génial. Avec une figure mythique comme celle-là, pas étonnant qu’Apple ait des fans aussi dévoués à sa cause.

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Mercredi 16 Juillet 2008, 22h51

Obama victime d’une “araignée”

L’excellent blogue Threat Level, de Wired, vient de révéler une des stratégies fourbes de l’équipe de John McCain pour traiter Barack Obama de “flip-flop”, de “Waffle house”, ou de toute autre expression politique désignée pour dire qu’il se contredit. Les Républicains utilisent Versionista, un nouveau site dont ils se servent pour monitorer scrupuleusement les pages web des Démocrates.

Grâce à cet outil (payant, malheureusement), le moindre changement de mot dans une page web, la moindre virgule déplacée, est rapportée. Un joli rapport montrant côte à côte l’ancienne et la nouvelle version de la page s’affiche et met en évidence les changements. En l’occurrence, les troupes de McCain s’en sont servi pour démontrer qu’entre le 11 et le 14 juillet, Barack Obama a changé son point de vue au sujet des troupes supplémentaires envoyées en Irak.

Version du 11 juillet: “En échange d’un coût énorme, nos troupes ont aidé à réduire la violence dans certaines région d’Irak, mais ces réducions ne nous ont pas ramenés en-dessous du niveau insoutenable enregistré à la mi-2006″.

Version du 14 juillet: “Nos troupes ont héroïquement aidé à ramener le nombre de décès civils au niveau enregistré au début 2006. Il s’agit d’une demonstration du bon travail de nos militaires, de nos meilleures tactiques de contre-insurrection, et de l’énorme sacrifice dont font preuve nos troupes et leurs familles”.

J’adore ! Les politiciens vont devoir se surveiller.

Versionista est ce qu’on appelle dans le monde des moteurs de recherche une araignée. Une sorte de robot qui passe sur chaque page et enregistre son contenu. C’est sensiblement la même technologie dont se sert Google pour indexer ses pages.

Ceux qui suivent ce blogue depuis ses débuts savent que ma carrière de blogueur a commencé pendant la dernière campagne électorale provinciale. Pendant des jours, j’ai passé un temps fou à scruter les sites du PQ, du PLQ et de l’ADQ, à la recherche du moindre changement. Maintenant, moyennant 16$ par mois, Versionista le fait à ma place. Du gâteau. J’ai bien hâte de voir les résultats qui me viendront de PQ.org, PLQ.org, ADQ.qc.ca, liberal.ca, conservative.ca et blocquebecois.org

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Mardi 15 Juillet 2008, 15h57

QuebecTorrent renaît de ses cendres… en Malaisie

J’hallucine. Ça n’a même pas pris une semaine aux anciens membres de QuebecTorrent (du moins, c’est ce qu’ils prétendent être) pour faire un pied-de-nez monumental à l’ADISQ et à l’APFTQ. À peine QuebecTorrent était-il forcé par la Cour supérieure de cesser ses opérations que son clone, Torrent411.com, “les pages jaunes du torrent”, naissait.

Le nom de domaine a été acheté vendredi. Les (nouveaux) administrateurs n’ont pris aucune chance: ils ont hébergé le site en Malaisie !

Tous les comptes d’usagers de QuebecTorrent y ont été transférés. Les fichiers torrents aussi, selon ce qu’affirment les administrateurs. Même les ratios, les avatars et les commentaires ont été conservés. “Vous pourrez aussi célébrer le retour des Cams-Screeners et de toutes les catégories qui avaient dû disparaître, ainsi que le contenu local Québécois en tous genres! Ne laissez pas quiconque vous dicter vos choix! Torrent411.com est là pour reprendre où nous avions laissé. Toute l’équipe de Torrent411.com vous attend!” lit-on dans un courriel envoyé par admin@torrent411.com, que je viens d’obtenir d’une lectrice.

Il n’y aurait en fait  que Sébastien Brûlotte, alias Doditz, le patron de QuebecTorrent, qui n’a pas participé au déménagement, la cour lui ordonnant de ne plus s’adonner au partage de fichiers protégés par des droits d’auteur. Je viens de lui parler. Il assure n’avoir strictement rien à voir avec l’apparition du site et dit qu’il n’était même pas au courant de son existence. “Je me suis fait hacker ma base de données d’utilisateurs à peu près dix fois. C’est probablement comme ça qu’ils ont obtenu les “logins”, dit-il.

On se souviendra que Brûlotte hébergeait lui-même QuebecTorrent sur son propre serveur, à Saint-Jérôme. Cela faisait de lui une cible relativement facile pour l’ADISQ et. Les avocats qui se pencheront sur le cas de Torrent411.com ne sont vraiment, mais vraiment pas sortis du bois.

Voici ce qu’on peut lire en page d’accueil:

Lancement officiel de Torrent411.com - Les Pages Jaunes du Torrent! (By Admin at July 15, 1:24 pm)

Bienvenue à tous et à toutes!C’est avec grand plaisir que nous lançons aujourd’hui le site Torrent411.com. Toute l’équipe de Torrent411.com vous souhaite la plus cordiale des bienvenues!Vous y retrouverez tous les torrents inimaginables qui seront vous divertir pour des milliers d’heures à venir!Plein de surprises vous attendent!- Plusieurs couleurs de thème s’ajouteront à celui-ci.
- Plus aucune censure (blacklist) ne sera tolérée sur le site!
- Vous pourrez aussi célébrer la présence des Cams-Screeners et du contenu local Québécois en tous genres!Si vous rencontrez un problème technique lors de votre navigation, veuillez en aviser un membre de l’équipe afin que nous puissions le régler le plus vite possible.Bon partage de la part de toute l’équipe de Torrent411.com————————————————————————————————————————————-***Message aux anciens membres de QuebecTorrent.com***- Tous les comptes des membres de QuebecTorrent.com ont été transférés avec succès!
- Tous les torrents ont été transférés avec succès!
- Tous les membres de l’équipe derrière QuebecTorrent.com ont été conservés, à l’exception du défunt Doditz, notre ancien Admin préféré qui par ordre de la cour n’a pu suivre le bâteau.Voici les deux possibilités afin de récupérer vos torrents actifs de QuebecTorrent.com

Solution #1 - Changer l’adresse de l’announce de chaque torrent par ceci: http://www.torrent411.com:56969/passkey_ici/announce

Solution #2 - Redownloader le torrent.

J’ai bien hâte de voir ce qu’en pensent l’ADISQ et l’APFTQ. Plus de détails bientôt…

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Vendredi 11 Juillet 2008, 17h36

Quebectorrent a manqué de temps

Sébastien Brûlotte, le président du site de piratage Quebectorrent, affirme avoir manqué de temps pour préparer la défense “adéquate” de son site. Il vient d’écrire une longue lettre à ses membres expliquant pourquoi il a décidé de baisser pavillon sans se battre, en acceptant l’injonction lui ordonnant de mettre fin aux opérations sur son site. Je vais publier la lettre en entier ci-dessous, pour ceux que ça intéresse.

Pour résumer, Quebectorrent et M. Brûlotte ont dû changer d’avocat en cours de procédures, son premier procureur étant tombé malade. La nouvelle firme embauchée, Fetch Légal, “nous a alors indiqué que l’état d’avancement du dossier était limité, et que nous devions requérir du tribunal un délai afin de leur permettre de mettre la cause en état, et de bien nous positionner dans le cadre de notre défense. Une expertise était nécessaire pour contrer celle de l’ADISQ et de l’APFTQ, et une défense devait être produite au dossier”, écrit M. Brûlotte.

Le délai demandé par les requérants a été contesté avec succès par l’ADISQ et l’APFTQ. Le procès a donc été fixé à cette semaine. “Devant cet état de fait, dans le meilleur intérêt des membres qui nous ont supportés financièrement et de la cause des sites de type « torrent » et « p2p », nous avons préféré ne pas présenter de défense plutôt que de nous défendre de façon inadéquate. Il va de soit que notre intention était d’éviter qu’un précédent juridique nuise aux litiges éventuels de la même nature. Nous croyons avoir pris la bonne décision sur cet aspect, comme le souligne avec justesse Tristan Péloquin dans son blogue du 10 juillet dernier. Nous sommes étonnés de la position de l’ADISQ et de l’APFTQ à l’effet que ce jugement constitue un précédent, puisque dans les faits, il n’y a jamais eu de débat au fond quant aux questions soulevées par le litige.”

Dans la lettre, M. Brûlotte affirme que les lois qui régissent le droit d’auteur au Canada sont “désuètes”. Il invite par ailleurs le gouvernement à “intervenir dans ce domaine et à légiférer de façon à tenir compte des réalités et besoins actuels de sa population.” “Il va sans dire que cette réalité ne concerne pas seulement les intérêts et besoins des entreprises de distribution, lesquelles devront inévitablement s’ajuster au marché. Elle concerne plus que jamais les consommateurs de musique et de films, sans qui cette industrie ne serait pas aussi bien nantie aujourd’hui. Le législateur doit être à l’écoute de ces consommateurs qui constituent une partie importante de la population.”

———

Lettre originale

QUÉBECTORRENT.COM INC S’ADRESSE À SES MEMBRES

Le 11 juillet 2008
Chers Membres,

C’est avec regret que nous avons décidé de consentir à l’injonction qui visait notre site torrent,
notre entreprise et moi-même en tant que président de Québectorrent.com Inc.

J’ai pris l’initiative du présent communiqué afin de vous remercier pour votre appui et votre
support depuis l’ouverture du site, ainsi que tout au long des procédures judiciaires. Sans vous,
toute cette aventure n’aurait pas été aussi enrichissante. Ensemble nous aurons ainsi permis de
donner une visibilité à nos artistes auprès de notre communauté en leur rendant disponible une
plateforme alternative de diffusion moins coûteuse et tout aussi efficace, pour un plus grand
rayonnement de leurs œuvres.

Je désire aussi vous expliquer ma décision de ne pas contester les procédures d’injonction
permanente nous ayant été signifiées et contre lesquelles nous avons toujours manifesté notre
désaccord. Les bouleversements qu’ont provoqués les sites de type « torrent » et « p2p » ont eu
un impact important sur le commerce et la distribution de la musique, des films et de toute œuvre
protégés par des droits d’auteurs.

Au moment où nous avons dû prendre une décision quant à la défense de nos intérêts devant les
tribunaux, nous avons constaté que tant l’industrie du disque et du film, représentée par l’ADISQ
et l’APFTQ, que les utilisateurs et opérateurs de sites de type « torrent » et « p2p », étaient régis
par des lois désuètes et manifestement non-adaptées au contexte actuel et à la technologie
moderne.

Nous invitons d’ailleurs nos gouvernements à intervenir dans ce domaine et à légiférer de façon à
tenir compte des réalités et besoins actuels de sa population. Il va sans dire que cette réalité ne
concerne pas seulement les intérêts et besoins des entreprises de distribution, lesquelles devront
inévitablement s’ajuster au marché. Elle concerne plus que jamais les consommateurs de musique
et de films, sans qui cette industrie ne serait pas aussi bien nantie aujourd’hui. Le législateur doit
être à l’écoute de ces consommateurs qui constituent une partie importante de la population.

De plus, je me dois de réagir à la façon dont l’ADISQ a commenté le jugement rendu par la Cour.
La vice-présidente aux affaires publiques et directrice générale de l’ADISQ, Mme Solange
Drouin, a commenté qu’il « s’agissait d’une première victoire majeure pour l’industrie locale
contre un site torrent et que d’autres poursuites contre de tels sites de téléchargement pourraient
être envisagées. »

À l’époque où les procédures nous ont été signifiées, nous avions retenu les services d’un
procureur qui, pour des raisons de santé, a dû cesser de nous représenter en mars dernier. Par la
suite, au début du mois de mai, nous avons retenu les services de la firme d’avocats Fetch Légal
Ltée. pour nous représenter. Nos procureurs nous ont alors indiqué que l’état d’avancement du
dossier était limité, et que nous devions requérir du tribunal un délai afin de leur permettre de
mettre la cause en état, et de bien nous positionner dans le cadre de notre défense. Une expertise
était nécessaire pour contrer celle de l’ADISQ et de l’APFTQ, et une défense devait être produite
au dossier. Il ne restait que deux mois avant l’audition. Nos procureurs nous ont recommandé de
présenter une requête pour remise de l’audition. L’ADISQ et de l’APFTQ se sont opposées à
cette requête. Conséquemment, et suivant les arguments de l’ADISQ et de l’APFTQ, le tribunal a
refusé notre demande de remise, et a ordonné la tenue du procès tel que prévu en juillet 2008.

Devant cet état de fait, dans le meilleur intérêt des membres qui nous ont supportés
financièrement et de la cause des sites de type « torrent » et « p2p », nous avons préféré ne pas
présenter de défense plutôt que de nous défendre de façon inadéquate. Il va de soit que notre
intention était d’éviter qu’un précédent juridique nuise aux litiges éventuels de la même nature.

Nous croyons avoir pris la bonne décision sur cet aspect, comme le souligne avec justesse Tristan
Péloquin dans son blogue du 10 juillet dernier. Nous sommes étonnés de la position de l’ADISQ
et de l’APFTQ à l’effet que ce jugement constitue un précédent, puisque dans les faits, il n’y a
jamais eu de débat au fond quant aux questions soulevées par le litige.

En définitive, il n’a jamais été de notre intention, dans le cadre de l’exploitation de notre site, de
permettre la violation des droits d’auteurs, comme le prétendaient les allégations contenues dans
les procédures judiciaires. Nous sommes convaincus que la Cour aurait pu rendre une décision
intéressante dans le dossier si elle avait eu à jauger de positions contradictoires, ce qu’elle n’a pas
eu à faire…

Nous avons malgré tout l’intention de respecter les termes de l’injonction émise contre nous, mais
tenions à rectifier certaines affirmations faites publiquement au cours des derniers jours.

Sébastien Brûlotte, président de Québectorrent.com

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Tristan Péloquin

Depuis le jour où il s’est branché pour la première fois sur un babillard électronique, Tristan Péloquin est passionné par le cyberespace et les phénomènes sociaux qui s’y déroulent... Lire la suite »

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